La Turquie au centre du jeu diplomatique à propos des céréales

Alors que la Russie continue de bombarder plusieurs régions de l’Ukraine, un accord signé vendredi 22 juillet en Turquie est censé débloquer d’ici à quelques jours ou semaines les exportations de céréales ukrainiennes, a fait savoir RFI.

Anne Andlauer, correspondante à Istanbul, revient sur l’accord permettant à l’Ukraine d’exporter ses céréales via la mer Noire. 

Le premier développement concret lié à l’accord est qu’un centre de coordination chargé de superviser le transport des céréales doit ouvrir à Istanbul, ce 27 juillet. Le centre établi à Istanbul, sur les rives du détroit du Bosphore, a pour mission de contrôler et de coordonner ces allers-retours, en présence de représentants de l’Ukraine, de la Russie, de la Turquie et des Nations unies.

“Avec cet accord, la Turquie se place donc au centre du jeu – diplomatiquement et géographiquement. C’est une première victoire pour Recep Tayyip Erdogan et pour la diplomatie turque, qui confirme le rôle de médiateur privilégié de ce pays entre la Russie et l’Ukraine. Une victoire qu’Ankara espère couronner, un jour ou l’autre, en devenant l’artisan d’un éventuel cessez-le-feu”, souligne Anne Andlauer.

D’après la journaliste, la Turquie a assumé une grande responsabilité en signant cet accord. “L’Ukraine l’a dit et répété, elle n’a pas confiance en la Russie. Elle compte sur la Turquie et les Nations unies – mais surtout sur la première, pour qu’elle fasse pression sur la Russie afin que celle-ci respecte sa parole. Recep Tayyip Erdogan a bien l’intention de ne pas transformer sa victoire diplomatique en échec.”

 

Source: RFI

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