Céréales ukrainiennes : les enjeux de l’accord signé par l’Ukraine et la Russie en Turquie

La Russie et l’Ukraine ont signé un accord pour débloquer les exportations de céréales ukrainiennes par la mer Noire, ce vendredi 22 juillet à Istanbul. France Bleu revient sur les enjeux de cet accord.

Plus d’une vingtaine de millions de tonnes de grains sont bloquées dans les ports de la mer Noire depuis le début du conflit. 

Face aux risques de famines en Afrique subsaharienne, au Liban ou en Egypte, très fortement dépendants des livraisons ukrainiennes, l’ONU a demandé aux deux pays d’entamer des négociations pour ouvrir des corridors maritimes sécurisés.

Avec la Turquie pour médiateur, l’Ukraine et la Russie ont fini par s’entendre sur les conditions d’exportation et par signer un accord.

Dans cet accord, la Russie et l’Ukraine s’engagent à respecter la stricte neutralité de la mer Noire. Sa mise en place sera pilotée par des délégués de toutes les parties impliquées, et trois à quatre semaines seront encore nécessaires pour finaliser les détails et rendre l’accord opérationnel.

Kiev estime que ses exportations pourraient commencer à partir de trois ports, ceux d’Odessa, de Pivdenny et de Tchornomorsk, et espère pouvoir accroître leur nombre à l’avenir.

Un centre de contrôle et de coordination doit être établi à Istanbul. Des inspections des navires devraient avoir lieu dans l’un des ports d’Istanbul, avant leur départ en direction des ports ukrainiens. La Russie veut s’assurer que les cargos n’apporteront pas d’armes à l’Ukraine avant d’aller charger les céréales.

 

Source: France Bleu

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