Rassemblement à Saint-Désirat pour soutenir une famille géorgienne sous le coup d’une expulsion

La préfecture de l’Ardèche refuse toujours de régulariser tous les membres d’une famille géorgienne installée à Saint-Désirat, que leurs défenseurs présentent comme complètement intégrée, a fait savoir France Bleu.

A l’initiative du Collectif urgence solidarité et du DUDH, un rassemblement de soutien est organisé place Simone Veil à Saint-Désirat ce samedi 11 juin pour soutenir une famille géorgienne habitant le village.

La préfecture de l’Ardèche leur refuse depuis des années leur demande d’asile, depuis leur arrivée en France en 2013 – ils ont fui l’Abkhazie, république autonome de Géorgie.

Seul Irakli, l’aîné de 20 ans est en règle depuis 2018. Il faisait du rugby à Annonay. “C’est le club qui m’a aidé pour mon titre de séjour”, raconte-t-il. “J’ai un contrat pro, j’ai mon titre de séjour valable jusqu’en 2025.”

Le reste de la famille n’a jamais obtenu de validation de leurs demandes d’asile. Les deux plus jeunes enfants, Lazaré 11 ans et Barbara 7 ans – qui est née en France – sont scolarisés à Saint-Désirat. “Mon frère et ma sœur ne parlent même pas bien le Géorgien, ils ne l’écrivent pas. Ils sont vraiment bien intégrés. Je ne comprends pas pourquoi on me donne des papiers à moi, et pas au reste de ma famille”, dit Irakli.

Les parents, Gocha 40 ans et Nona 39 ans, travaillent le plus souvent comme ouvriers agricoles. Elle fait également du ménage.

“Ils cotisent, mais ils n’ont aucun droit”, déplore Bernard Gauthier, le président du Collectif urgence solidarité, qui les soutient depuis des années, “ils vivent tranquillement, ils veulent seulement être intégrés”.

 

Source: France Bleu

Print Friendly, PDF & Email