L’avenir européen de la Géorgie en suspens

Contrairement à l’Ukraine et à la Moldavie, la Géorgie devra patienter avant d’obtenir le statut de candidat à l’UE, selon l’avis rendu par la Commission, a fait savoir Le Monde.

Alors que les Vingt-Sept doivent trancher lors du sommet européen des 23 et 24 juin, de nouvelles manifestations sont prévues à Tbilissi.

En rendant un avis positif, vendredi 17 juin, sur l’octroi à l’Ukraine et à la Moldavie du statut de candidat à l’Union européenne (UE), la Commission européenne a ouvert la voie à leur adhésion. Mais la Géorgie devra encore attendre. 

La Géorgie doit d’abord mener des réformes – réduire la polarisation politique, renforcer l’indépendance du système judiciaire et lutter contre la corruption – avant de pouvoir prétendre à ce statut, a jugé la Commission.

Les Vingt-Sept, réunis jeudi 23 et vendredi 24 juin en sommet à Bruxelles, vont étudier l’avis de l’instance européenne et décider de l’octroi, ou non, du statut de candidat à l’UE pour l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie.

La Commission européenne n’a toutefois pas fermé la porte à la Géorgie. Elle a recommandé que le pays se voie offrir une “perspective européenne”, c’est-à-dire le droit potentiel à l’adhésion, même si cela n’a aucune valeur juridique. 

“La porte est grande ouverte. Il appartient maintenant à la Géorgie de prendre les mesures nécessaires pour aller de l’avant”, a commenté la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

 

Source: Le Monde

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