Hidalgo a-t-elle rencontré des représentants de l’association visée par une enquête pour complicité de crimes de guerre ?

En déplacement en Arménie fin mai, la maire de Paris, Anne Hidalgo, s’est rendue dans un centre cardiovasculaire franco-arménien à Goris, où l’association SOS Chrétiens d’Orient a financé l’achat d’un scanner, a fait savoir Libération.

L’historienne et auteure spécialiste du complotisme et de la propagande en Syrie, Marie Peltier a interpellé Anne Hidalgo sur Twitter, mardi 7 juin, à propos d’une rencontre avec des représentants de l’association SOS Chrétiens d’Orient. Son message, relayé sur les réseaux sociaux, demande à la maire de Paris de clarifier sa position vis-à-vis de l’association visée par une enquête préliminaire du parquet national antiterroriste. 

SOS Chrétiens d’Orient est mise en cause pour “complicité de crimes de guerre” en raison de ses liens avec des milices syriennes. Cette décision fait suite aux révélations du média en ligne en septembre 2020, selon lesquelles l’ONG avait des liens avec des milices pro-Bachar al-Assad, accusées de crimes de guerre en Syrie.

Des photos de la rencontre entre Anne Hidalgo et Benjamin Blanchard, directeur de SOS Chrétiens d’Orient, ont été publiées sur les réseaux sociaux de l’association et sur le compte Facebook du centre cardiovasculaire franco-arménien de Goris. 

La visite du centre a été effectuée dans le cadre d’un déplacement de deux jours d’Anne Hidalgo en Arménie.  La raison est la signature d’un projet avec l’association Santé Arménie France (ASAF) et l’Union générale arménienne de bienfaisance (UGAB) visant à implanter une équipe médico-psychologique dans le Haut-Karabakh.

L’ASAF, qui est un des principaux financeurs du centre cardiovasculaire de Goris, avec le fonds arménien de France, avait alors proposé une visite de l’établissement.

La mairie assure que dans la liste des invités n’était pas mentionnée l’association SOS Chrétiens d’Orient. “Nous ignorions leur venue. Ce n’est qu’en arrivant au centre que nous avons découvert la présence de ses représentants”, insiste la ville de Paris, qui atteste qu’elle “n’aurait jamais laissé passer ça”, si elle avait été au courant.

L’association a été conviée à la réception pour son aide au financement d’un scanner dans le centre.

La mairie de Paris a précisé que le projet pour lequel Anne Hidalgo se rendait initialement en Arménie, n’a “aucun lien de près ou de loin avec SOS Chrétiens d’Orient”.

 

Source: Libération

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