En Turquie, la colère monte contre les réfugiés syriens

Le rejet des réfugiés fait la quasi-unanimité au sein de l’opposition, du parti IYI (l’extrême droite) au CHP, le principal parti dont le chef assure qu’il “ramènera tous les Syriens chez eux d’ici deux ans” s’il remporte le camp en 2023 élection présidentielle, a fait savoir L’Express, vendredi 13 mai.

A Istanbul, où réside environ 1 million des 3,7 millions de réfugiés syriens officiellement enregistrés, le quartier de Fatih est devenu l’un de leurs points de ralliement. Ils ne sont pas vraiment les bienvenus.

Selon un récent sondage, 79 % des personnes interrogées considèrent qu’il faudrait renvoyer les Syriens, et 20,6 % ne se prononcent pas.  

Le 4 mai, Erdogan a annoncé un vaste plan visant au “retour volontaire d’un million de Syriens chez eux”, dans le nord de la province d’Idlib.

La proposition ne semble pas avoir suscité beaucoup d’enthousiasme parmi les réfugiés de Fatih. “Qu’est-ce que je pouvais faire là-bas ? Il n’y a pas d’économie, rien du tout, et la zone n’est pas sûre”, dit Ibrahim, gérant d’une petite épicerie.   

En 2016, un pacte migratoire a été signé entre la Turquie et l’UE, qui a fermé la route vers l’Europe aux réfugiés syriens. La Turquie s’est vu allouer six milliards d’euros du budget européen, auxquels s’ajoutent trois milliards d’un nouveau paquet annoncé à l’été 2021.

 

Source: L’Express

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