La difficile neutralité de l’Arménie face à la crise ukrainienne

“Certains pays issus de l’ancien monde soviétique, comme l’Arménie, ont opté pour une prudente neutralité, pour de multiples raisons géostratégiques”, affirme Ardavan Amir-Aslani, avocat et essayiste, spécialiste du Moyen-Orient, dans un article publié, dimanche 13 mars, sur Atlantico. 

“La défaite au Haut-Karabakh a entamé le poids géopolitique de l’Arménie dans la région au profit de la Russie, garante de la sécurité de la zone avec le déploiement d’une force de maintien de la paix de 2500 hommes. Erevan s’est retrouvée de ce fait tributaire de la puissance russe, qui protège les Arméniens du Haut-Karabakh, mais sécurise aussi la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan”, affirme l’auteur de l’article.

Il fait remarquer que l’Arménie a été le seul pays à voter contre l’expulsion de la Russie du Conseil de l’Europe.

“La Russie reste pourtant l’un des principaux soutiens militaires de Bakou et lui aurait fourni près de 60% de ses équipements militaires entre 2011 et 2020, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm”, souligne Ardavan Amir-Aslani.

Selon l’essayiste, “face au risque de s’isoler du camp occidental, il n’est pas certain que l’Arménie puisse conserver longtemps une telle neutralité”.

 

Source: Atlantico

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