Turquie-Arménie : quelle “normalisation” ?

Malgré les bonnes intentions affichées en Turquie comme en Arménie, l’ouverture entre les deux pays s’annonce laborieuse, estime le journaliste Guillaume Perrier dans un article publié sur Le Point

La Turquie et l’Arménie vont l’une et l’autre “nommer un représentant spécial pour se diriger vers la normalisation”. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, l’a annoncé lundi 13 décembre, devant les députés du parti au pouvoir, à Ankara, tout en précisant que cette ouverture se faisait en coordination avec l’Azerbaïdjan. Le geste a été qualifié de “positif” à Erevan par le gouvernement arménien. Vahan Hunanyan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères arménien, a confirmé que “la partie arménienne va désigner un représentant spécial pour mener ce dialogue”.

Ces bonnes intentions affichées ont reçu le soutien appuyé de Washington et de Moscou.

Une réouverture de la frontière commune permettrait le double désenclavement de la région de Kars, au nord-est de la Turquie, et de celle de Gyumri, du côté arménien.

L’établissement du “corridor de Zanguezour”, un axe économique vers l’ouest qui contournera le territoire arménien, notamment pour permettre l’exportation de pétrole de la mer Caspienne vers la Turquie et les marchés occidentaux, est en cours.

Mais des accrochages continuent de se produire le long de la ligne de contact autour du Karabakh. 

Le journaliste rappelle que la Turquie et l’Arménie avaient signé en 2008 des “protocoles” en vue d’une reprise des relations diplomatiques. Les deux pays avaient adopté une “feuille de route”. Mais ces protocoles avaient fini par être abandonnés.

 

Source: Le Point

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