Pour le représentant de l’Artsakh en France, “l’Azerbaïdjan doit accepter l’existence des Arméniens du Karabakh”

Hovhannès Guévorkian, le représentant de l’Artsakh en France, a accordé un entretien à RFI, vendredi 1er octobre.

Il y a un an, le 27 septembre 2020, la deuxième guerre du Karabakh éclatait entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Ce conflit s’est soldé par la victoire des forces azerbaïdjanaises, qui, après une offensive de 44 jours, ont reconquis plusieurs districts perdus dans les années 1990. Les hostilités ont pris fin le 10 novembre, sous l’égide de la Russie, qui a parrainé l’accord de cessez-le-feu signé entre les deux parties.

Selon Hovhannès Guévorkian, “il y avait un processus de négociation, sous l’égide de la communauté internationale, à travers le groupe de Minsk (États-Unis, France, Russie), soutenu par l’OSCE. À partir du moment où l’Azerbaïdjan a décidé de rompre ce processus de manière unilatérale, les médiateurs avaient le choix de garder leur neutralité ou de dénoncer l’offensive azerbaïdjanaise. Emmanuel Macron a fait une déclaration en ce sens, de manière très claire, disant que c’était bien l’Azerbaïdjan qui avait commencé les hostilités et qu’il ne s’agissait pas d’une réaction de légitime défense. Les médiateurs auraient pu aller plus loin en condamnant ou en sanctionnant l’Azerbaïdjan. Cela n’a pas été fait”.

D’après Guévorkian, “tant que l’Azerbaïdjan n’accepte pas l’existence des Arméniens du Karabakh sur ce territoire donné, il n’y aura pas de paix”.

“La question centrale de la résolution du problème, c’est celle du statut”, estime Hovhannès Guévorkian.

 

Source: RFI

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