Pour Erdogan, “les choses ont mal commencé” entre la Turquie et Biden

Les relations avec le président américain Joe Biden “n’ont pas bien commencé”, a déclaré jeudi 23 septembre le président turc Recep Tayyip Erdogan devant des médias turcs en évoquant les avions de combat F-35 dont son pays a été écarté, a fait savoir Le Figaro.

“Mon souhait est d’avoir des relations amicales et pas hostiles avec les États-Unis. Mais le cours des choses, entre deux alliés de l’Otan, n’est pas actuellement de bon augure”, a dit Erdogan en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, selon l’agence étatique Anadolu.

“J’ai bien travaillé avec Bush, le fils. J’ai bien travaillé avec Obama et Trump. Mais je ne peux pas dire qu’on ait bien commencé avec Biden”, a-t-il insisté. 

Le président turc est revenu notamment sur le dossier des avions de combat américains F-35, dont la Turquie avait commandé une centaine d’exemplaires avant d’en être écartée pour avoir acheté des missiles russes S-400. “Nous avons acheté les F-35, payé 1,4 milliard de dollars et les F-35 ne nous ont pas été livrés”, a-t-il dit.

“Pour nous, l’affaire des S-400 est réglée. Il n’est pas possible de faire marche arrière. Les États-Unis doivent bien le comprendre. Nous, en tant que Turquie, nous sommes honnêtes mais les États-Unis ne l’ont malheureusement pas été et ne le sont pas”, a-t-il poursuivi. “Nous allons de l’avant. Nous frapperons à d’autres portes.”

Considérant la situation nouvelle en Afghanistan, créée par le retrait des forces américaines et l’arrivée des talibans au pouvoir, Recep Tayyip Erdogan a estimé que “ce sont les États-Unis qui doivent en payer le prix” en cas d’exode massif des Afghans. “Où vont aller ces réfugiés maintenant? Il est impensable que la Turquie ouvre ses portes et les accepte”, a-t-il déclaré. 

 

Source: Le Figaro

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