Arménie – Azerbaïdjan: les problèmes frontaliers

Achren Verdian, journaliste à France 24, revient sur le sujet des tensions à la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, vendredi 17 septembre.

Les tensions à la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan est le résultat de la défaite des forces arméniennes dans le Haut-Karabakh, affirme la journaliste. “Les Arméniens ont perdu non seulement la partie sud de ce qu’on appelle la République autoproclamée du Haut-Karabakh, mais aussi les sept districts tout autour du Haut-Karabakh. Résultat: l’Azerbaïdjan est arrivé aux frontières de l’Arménie et sur cette frontière de l’Arménie, désormais, les soldats azerbaïdjanais font face aux Arméniens. Il y a de très nombreux incidents frontaliers.” 

Certains villages frontaliers sont coupés en deux. C’est le cas du village Chournoukh. Le maire de Chournoukh, Hagop Archakyan, explique comment son village a été coupé en deux. “Le général azerbaïdjanais disait qu’il n’était intéressé par aucune carte, mais seulement par le GPS qu’il tenait à la main. Il disait que tout se décidait avec ça.”

Le tracé de la frontière a évolué à plusieurs reprises durant l’ère soviétique. Une délimitation purement administrative à l’époque, mais depuis la chute de l’URSS l’Arménie et l’Azerbaïdjan se disputent plusieurs territoires. Chacun s’appuie sur des cartes contradictoires. 

Face à l’accroissement des tensions frontalières, l’armée russe s’est déployée dans le Syunik. Objectif: éviter toute escalade. La présence des soldats russes rassurent dans la région. “Nous devons exprimer notre reconnaissance à la Fédération de Russie, de nous porter assistance et de se tenir à nos côtés. Tout est normal en matière de défense. Notre armée veille. En cas de besoin, nous sommes en capacité de régler les problèmes”, dit Melikset Poghosyan, gouverneur de la région du Syunik.   

La journaliste a noté que “les Arméniens du Haut-Karabakh qui avaient fui en masse en Arménie durant la guerre sont maintenant, pour la plupart, revenus, au sein de la République autoproclamée du Haut-Karabakh, mais leur sécurité ne tient que par la présence de centaines de soldats russes qui sont présents sur place pour sécuriser la population arménienne. Ils sont là pour, théoriquement, 5 ans. Le grand défi aujourd’hui pour l’Arménie, c’est la reconnaissance internationale de ce territoire.”

Arménie : la menace azerbaïdjanaise aux frontières • FRANCE 24

Source: France 24

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