Sandrine Mörch: “Le conflit arméno-azerbaïdjanais a été couvert de manière très réduite en France”

La député Sandrine Mörch, faisant partie de la délégation parlementaire qui a effectué une visite diplomatique dans les territoires libérés de l’occupation arménienne, a accordé une interview à l’agence de presse azerbaïdjanaise Trend, publiée lundi 2 août. 

Selon la députée, le but de la visite en Azerbaïdjan est d’étudier l’histoire du conflit arméno-azerbaïdjanais et d’en comprendre l’essence. “C’est fondamental de voir de ses yeux ce qu’on va ensuite découvrir en France, de manière très réduite par les journaux, par les journalistes, par les politiques qui ne savent pas tout”. 

Sandrine Mörch a noté que pour recréer l’image du conflit qui s’était produit, il est nécessaire de se rendre sur place.

La députée a partagé ses impressions sur ce qu’elle a vu au Karabakh. “Là, j’ai vu un endroit rayé de la carte pendant des années, pendant trente ans. Ce qui m’a le plus interpellé, ce sont les tombeaux et les cimetières massacrés. Parce que les 700 mille personnes qui ont été déplacées, ont toujours en tête leur grand-père, leur grand-mère enterrés dans leurs terres. En fait, c’est là le problème pour tous les déplacés et tous les réfugiés.”

Sandrine Mörch a souligné que les personnes déplacées à l’intérieur du pays et les réfugiés en Azerbaïdjan étaient représentés même dans la sphère diplomatique. “L’Azerbaïdjan est un pays qui fait tout pour ses déplacés internes et ses réfugiés. Mais chez nous ça n’existe pas. Ici, il y a une politique de rebond pour tous ces gens qui ont subi et qui finalement vont finir par être députés, ingénieurs. Ce n’est pas des victimes qu’on laisse de côté, ce sont des gens qu’on aide et qui vont finir par être la relève du pays. Je trouve ça extraordinaire et c’est une des grandes leçons que j’ai envie de creuser pour la France. Parce que nous, on ne traite pas aussi bien nos étrangers.”

Sandrine Mörch a souligné qu’il y avait des difficultés diplomatiques en ce moment entre la France et l’Azerbaïdjan. “Il faut plus de connaissances, plus de discussions, beaucoup plus d’événements interculturels. Je trouve que le rôle des députés, c’est à cultiver. Dès que je rentre dans ma ville, je propose à des entreprises d’avoir éventuellement des contacts avec le ministre de l’Économie d’ici. Il faut qu’on multiplie ces contacts, et c’est à ça que sert cette visite”, affirme-t-elle.

 

Source: Trend (agence de presse azerbaïdjanaise)

 

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