En Azerbaïdjan, un long déminage commence

Les champs de mines empêchent encore les centaines de milliers de réfugiés azerbaïdjanais, ayant fui l’ouest du pays après la défaite contre l’Arménie dans les années 1990, de retourner dans leur région natale, a fait savoir La Croix mercredi 21 juillet.

Des cartes des champs de mine sont devenues l’un des principaux sujets de contentieux entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Le 12 juin puis à nouveau le 3 juillet, les deux pays ont annoncé avoir échangé 30 prisonniers arméniens contre des plans donnant la position de près de 200 000 mines à travers la région.

Pour l’Azerbaïdjan, cette contamination des sols représente le principal obstacle au rapatriement des quelque 600 000 citoyens azéris expulsés par les troupes arméniennes lors de la première guerre du Haut-Karabakh, achevée en 1994.

D’après les chiffres de l’Anama (agence de déminage azérie), 17 civils ont été tués et 32 blessés par des mines et autres engins explosifs depuis la fin du conflit. Deux journalistes azéris ainsi qu’un officiel sont morts en juin dans l’explosion d’un de ces engins.

Les autorités azéries assurent que les mines ont été posées en deux vagues: d’abord dans les années 1990, puis l’année dernière lors de la retraite des troupes arméniennes. Le travail de déminage pourrait durer au moins une décennie.

Dans une zone du sud de l’Azerbaïdjan non loin de la frontière iranienne, 35 démineurs de l’Anama déblaient les 30 mètres autour d’un futur rail de chemin de fer devant, à terme, mener à l’enclave azérie de Nakhitchevan. Dans cette zone de 1 200 mètres de long et 60 de large, fouillée depuis le mois de janvier, les démineurs ont déjà trouvé plus de 1 000 mines. “C’est un mélange d’anciennes et de nouvelles mines, de mines antipersonnel et anti-tank”, assure Mamat Mamedov, l’un des représentants de l’Anama.

 

Source: La Croix

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