Franck Riester: la libération des prisonniers arméniens est priorité pour la France

Durant la session parlementaire Patrick Boré, sénateur des Bouches-du-Rhône, a posé la question sur la situation des prisonniers arméniens à Franck Riester, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, a fait savoir Public Sénat mercredi 5 mai.

“Depuis plusieurs mois, la France pourtant liée à l’Arménie par des liens d’amitié séculaires, reste murée dans un silence et une inaction coupables. Que compte faire le gouvernement pour exiger la libération des prisonniers de guerre arméniens?”, a demandé Patrick Boré.

“Je pense que cette question du Haut-Karabakh est si importante, si sensible, qu’elle méritait une évocation des faits d’une façon beaucoup plus réaliste. C’est faux de dire que la France n’était pas en première ligne dans le règlement de ce conflit. Le président de la République encore la semaine dernière a évoqué avec le président russe cette question. Jean-Yves Le Drian ne cesse d’être en contact avec les autres coprésidents du Groupe de Minsk, c’est-à-dire, avec son homologue américain et son homologue russe pour évoquer ces questions comme il est régulièrement aussi en contact avec son homologue azerbaïdjanais et arménien. 

Dans ce contexte, il est évident que la libération des prisonniers détenus de guerre est une priorité. Ils sont principalement arméniens. C’est une priorité parce que c’est prévu par l’accord de cessez-le-feu du 9 novembre. C’est une priorité parce que c’est un obstacle à la désescalade durable sur le terrain de ce conflit. Et c’est un enjeu très fondamental car c’est un enjeu humain très douloureux pour les détenus et pour leurs familles. Et vous le savez, puisque un certain nombre d’entre vous était à Erevan à l’occasion de cérémonie de commémoration du génocide arménien avec Jean-Baptiste Lemoyne qui s’est rendu auprès des familles des détenus et des victimes de ce conflit pour leur témoigner de la solidarité de la France, pour témoigner de la mobilisation totale de la France, pour règler cette question des détenus de guerre, pour aussi insister sur la mobilisation de la France pour faire en sorte que les conditions de détention soient dignent et repectent l’ordre international en la matière. 

On peut dire que les récentes libérations de trois prisonniers sont positives. Mais la priorité reste la libération sans délai de la totalité des détenus de guerre et c’est l’engagement pris par la France de mobiliser toute son énergie pour y parvenir, comme elle souhaite parvenir au règlement en entier de ce conflit.”

 

Source: Public Sénat

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