Avocat Pardo: La France doit adopter une position équilibrée entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie

“Nous défendons la justice”, a déclaré Olivier Pardo, un avocat qui représente l’Azerbaïdjan dans le processus d’élimination des “Chartes d’amitié” signées entre certaines villes françaises et le régime séparatiste du Haut-Karabakh, à l’agence de presse azerbaïdjanaise Report mardi 4 mai.

Selon lui, la position pro-arménienne démontrée par un certain nombre de parlementaires, maires et fonctionnaires français est inacceptable: “Tout cela, au moins, va à l’encontre des activités de la France au sein du groupe de Minsk de l’OSCE. La France ne peut pas servir d’intermédiaire entre les deux pays, tout en soutenant l’Arménie en même temps. La France doit adopter une position équilibrée entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Cette position doit également être conforme au droit international.”

Pardo a déclaré qu’il avait été menacé par les organisations de la diaspora arménienne opérant en France: “Nous avons obtenu l’abrogation des “Chartes d’amitié” signées entre plusieurs villes de France et le régime séparatiste du Haut-Karabakh parce que ces chartes n’ont aucune valeur juridique. Nous ne nous détournerons pas de cette voie, nous continuerons à travailler jusqu’à ce que la Dernière Charte soit abrogée.”

L’avocat a également évoqué une pétition récemment adressée par 22 avocats au gouvernement français au sujet du conflit arméno-azerbaïdjanais: “La société française a une approche partiale du conflit du Haut-Karabakh. Apparemment, ils ont oublié l’histoire du Karabakh. Il faut leur rappeler ce qu’est une intrusion illégale. Ainsi, parallèlement aux réalités politiques et diplomatiques, il est devenu nécessaire de clarifier une fois de plus l’aspect juridique de la question. Avec tout cela à l’esprit, les avocats ont décidé de signer la pétition, et cela a été un succès.”

Olivier Pardo, avocat associé du cabinet OPLUS, est ancien magistrat, il a exercé les fonctions de juge d’instruction et de président de chambres correctionnelles et civiles. Il a été conseiller auprès du ministre de la Justice et Garde des Sceaux, puis conseiller auprès du Ministre des Affaires sociales.

 

Source: Report

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