Turquie: à Ankara, les Européens posent leurs conditions

Ursula von der Leyen et Charles Michel ont rencontré le président turc, a fait savoir Le Figaro mardi 6 avril.

Recep Tayyip Erdogan s’était dit prêt à “remettre nos relations sur les rails”, à “ouvrir une nouvelle page”. Charles Michel et Ursula von der Leyen sont donc venus lui exposer les conditions de ce possible réchauffement.

“L’Union européenne a un intérêt stratégique à développer une relation mutuellement bénéfique avec la Turquie. Nous tendons la main en proposant un agenda positif, et c’est à la Turquie de saisir cette opportunité”, a insisté le président du Conseil européen au cours d’une conférence de presse à l’issue de la rencontre. “Nous ne sommes qu’au début de ce chemin. Les mois et semaines à venir montreront jusqu’où nous pouvons aller”, a dit la présidente de la Commission.

Les dirigeants de l’UE ont laissé entrevoir à Recep Tayyip Erdogan les bénéfices qu’il pourrait tirer d’un climat durablement apaisé – des bénéfices essentiellement économiques. L’UE se dit prête à moderniser l’union douanière avec Ankara. 

L’UE propose aussi de reprendre le dialogue à haut niveau suspendu en 2019 sur certains sujets comme l’environnement ou la santé, et de poursuivre son soutien financier aux quatre millions de réfugiés installés en Turquie. Les dirigeants européens n’ont en revanche fait aucune mention publique de la question des visas Schengen, si importante pour Ankara, qui souhaite les voir facilités, voire supprimés pour ses citoyens.

Charles Michel et Ursula von der Leyen ont indiqué que sans améliorations dans le domaine des droits de l’homme, les États membres n’accepteront pas un agenda positif avec la Turquie. 

 

Source: Le Figaro

 

Print Friendly, PDF & Email