Le Premier ministre arménien en visite à Moscou pour évoquer le Haut-Karabakh

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian se rend à Moscou ce mercredi 7 avril afin d’évoquer avec le président russe Vladimir Poutine la mise en œuvre des accords sur le Haut-Karabakh, a fait savoir RT France.

Cet entretien survient dans un contexte politique particulièrement tendu en Arménie depuis la mise en place du cessez-le-feu avec l’Azerbaïdjan. Nikol Pachinian a annoncé son intention de démissionner en avril, ouvrant ainsi la voie à des élections législatives anticipées. L’historienne Taline Ter Minassian décrypte les enjeux de cette rencontre.

“Il a été annoncé que Poutine et Pachinian discuteront des actions visant à résoudre les problèmes du Haut-Karabakh, du rétablissement ou plutôt de l’établissement de liens économiques et de transport dans le Caucase du Sud. 

Le second volet officiel qui est annoncé, c’est l’intention d’aborder la question du développement du partenariat et de l’alliance stratégique arméno-russe. 

Cet entretien intervient dans un contexte politique extrêmement complexe et chaotique pour l’Arménie où la démission de Pachinian a été annoncée par lui-même, mais elle n’est pas encore actée pour courant avril. C’est une démission technique parce qu’il est nécessaire dans le système constitutionnel actuel de l’Arménie que le Premier ministre donne sa démission pour que des élections anticipées puissent être organisées et, en réalité, Pachinian n’annonce pas son intention de quitter le pouvoir.

Les enjeux de cette rencontre ont été annoncés. Tout d’abord, il y a la question des corridors dans le règlement du conflit du Haut-Karabakh, la question des voies de communication est “de l’échange” entre le corridor de Latchine actuellement surveillé par les forces de maintien de la paix russes, qui établit la liaison entre le Haut-Karabakh et l’Arménie et puis, l’autre corridor, celui qui est projeté entre l’Azerbaïdjan et son esclave du Nakhitchevan. C’est le point 9 de l’accord de cessez-le-feu. Si ce corridor va être établi, comme cela est prévu dans l’accord de cessez-le-feu, il va établir une continuité entre l’Azerbaïdjan, son esclave du Nakhitchevan et la Turquie. Tout cela fragilise terriblement le territoire du sud, qu’on appelle le Zangezur. Dans cette région le pouvoir de Pachinian est fragilisé parce qu’un certain nombre de maires ou de municipalités lui reproche d’être une sorte de bradeur de territoire puisque le corridor passerait à travers ou tout au moins au sud de ce territoire, vraisemblablement, le long de la frontière arméno-iranienne”.

Le Premier ministre arménien en visite à Moscou pour évoquer le Haut-Karabagh

 

Source: Chaîne Youtube de RT France

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