Meurtrie par la guerre, l’Arménie en proie aux troubles politiques

L’Arménie traverse une profonde crise politique depuis sa débâcle dans le Haut-Karabakh face à l’Azerbaïdjan, rapporte L’Express mardi 2 mars.

Après six semaines de combats, le gouvernement arménien a été contraint mi-novembre d’accepter un cessez-le-feu, sous la médiation de Moscou, qui a consacré d’importants gains territoriaux pour l’Azerbaïdjan et le déploiement de forces de maintien de la paix russes. 

L’Arménie a notamment perdu la ville symbolique de Choucha et des territoires entourant cette région qui avait fait sécession de l’Azerbaïdjan au début des années 1990.

La défaite de l’automne 2020 est un important revers historique pour Erevan.     

Le Premier ministre refuse de quitter le pouvoir malgré la défaite. La semaine dernière, Nikol Pachinian a même crié à la tentative de coup d’Etat militaire après que son état-major a appelé à sa démission.  

Le président arménien, Armen Sarkissian, refuse de signer la démission du chef de l’armée, ordonnée par Nikol Pachinian.   

Lundi, Pachinian a évoqué la possibilité d’élections anticipées.

Le Premier ministre profite de “l’absence de rival crédible” au sein d’une opposition, selon Richard Guiragossian, directeur du Regional Studies Center, un centre de réflexion basé à Erevan.  

 

Source: L’Express 

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