Géorgie: la crise politique avive les craintes pour la liberté d’expression

Une crise politique de forte ampleur s’est déclarée en Géorgie, après l’arrestation, le 23 février, de l’opposant au pouvoir Nika Melia, député et président du Mouvement national uni. Des manifestations ont eu lieu dans la capitale Tbilissi, avant un fragile retour au calme provoqué par une rencontre entre la présidente, Salomé Zourabichvili, et le président du Conseil européen, Charles Michel, rapporte ActuaLitté jeudi 4 mars.

Le Mouvement national uni est l’une des principales forces politiques d’opposition au parti de la présidente, Rêve géorgien.

Le prédécesseur du Premier ministre actuel, Giorgi Gakharia, a choisi de remettre sa démission, citant un désaccord avec son parti, Rêve géorgien, quant à l’arrestation de Melia.

D’autres arrestations d’opposants ont accompagné l’interpellation de Nika Melia, et les chefs des partis d’opposition demandent la libération de tous les “prisonniers politiques”. Des manifestations ont éclaté après les événements.

Le temps de la rencontre avec les représentants européens, officiellement venus pour évoquer la crise du coronavirus, les différents partis d’opposition ont appelé au calme. 

L’Union internationale des éditeurs (UIE-IPA) remarque que la situation politique en Géorgie est “dangereuse et versatile”. “Nous avons appris que les écrivains et éditeurs géorgiens craignaient vivement que leurs droits à la liberté d’expression et à la liberté de publier ne soient menacés”, indique Kristenn Einarsson, responsable du comité Liberté de publier. “Le comité est prêt à soutenir nos collègues géorgiens si la situation se détériore”, assure-t-elle encore.

 

Source: ActuaLitté (magazine littéraire)

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