Après la guerre, la vie difficile des déplacés du Haut-Karabakh

Beaucoup d’arméniens du Haut-Karabakh craignent désormais de ne jamais pouvoir rentrer chez eux, rapporte La République des Pyrénées jeudi 4 mars.

Le cessez-le-feu, signé après six semaines de combats sous l’égide de Moscou, a accordé d’importants gains territoriaux à Bakou.

A l’automne, Margarita Karamian et les autres habitants de Hadrout avaient fui. Elle habite désormais avec son mari, son fils et la famille de celui-ci dans un appartement qu’ils louent à Erevan.

Parmi les anciens habitants, la plupart se sont installés à Erevan ou ses environs. Quelques-uns ont choisi de rester au Haut-Karabakh, mais certains ont aussi émigré en Europe ou en Russie.

Si le gouvernement arménien verse une aide mensuelle aux déplacés, les arméniens craignent qu’elle ne dure pas.

Dans une résidence étudiante appartenant à la principale université d’Erevan, les déplacés remplissent quatre étages entiers. En raison de la pandémie de coronavirus, de nombreuses chambres étaient libres quand ils sont arrivés mais les classes doivent reprendre, et l’espace devient étroit. 

 

Source: La République des Pyrénées (quotidien départemental français, diffusé principalement en Béarn et Soule)

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