Pourquoi le fret humanitaire en provenance de France n’est-il pas autorisé à entrer en Arménie pendant deux mois?

Une organisation caritative d’Arméniens de France se plaint que le service des douanes arméniennes ne permet pas l’importation de leur cargaison. 

La cargaison humanitaire de l’organisation caritative des Arméniens de France “Charjoum” (Le Mouvement) n’est pas autorisée à entrer en Arménie pendant deux mois. L’organisation écrit à ce sujet sur son site Web

“Dès le début de la guerre, nous étions déterminés à aider l’Artsakh et le peuple arménien. Mais depuis le 18 décembre, l’une de nos cargaisons d’aide humanitaire d’un poids total de plus de 9 tonnes est bloquée dans l’un des entrepôts et est en attente de dédouanement. Nous avons accepté le fait qu’à la fin du mois de décembre, le dédouanement des marchandises turques était effectué plus rapidement que le nôtre (étant donné qu’une interdiction temporaire des importations en provenance de Turquie est entrée en vigueur en Arménie à partir du 1er janvier de cette année, NDLR.), nous avons fait face aux retards et aux difficultés des douanes. Bien que nous ayons reçu tous les permis pour l’expédition de fret, nous sommes constamment confrontés à de nouvelles exigences qui n’avaient pas été signalées auparavant. De plus, à côté de notre cargaison dans les entrepôts, il y a des dizaines de fauteuils roulants et de lits médicaux, qui de la même manière ne sont pas autorisés à entrer dans le pays”, indique le communiqué.  

Le Comité des recettes de l’État qui supervise les services fiscaux et douaniers a publié une explication, indiquant que les documents sur la sécurité des aliments et des médicaments n’étaient pas délivrés pour le fret humanitaire. Le comité a informé à plusieurs reprises les représentants de ladite organisation que de tels permis doivent être obtenus. “Selon nos informations, ils sont délivrés sans délai. La nécessité de ces documents est illustrée par un exemple où des conserves dans une autre cargaison humanitaire se sont avérées expirées et leur importation a dû être interdite”, a expliqué le Comité.

Toutes les autres fournitures humanitaires, y compris la nourriture et les médicaments, ont subi et continuent de subir exactement les mêmes procédures, assure le service de presse du Comité.

 

Source: site Web de l’organisation caritative “Charjoum

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