Le dénouement du problème de Karabakh prendra du temps

Trois événements qui se sont produits entre le 30 janvier et le 1er février au Haut-Karabakh sont analysés dans un article d’Alexandre Lemoine sur le portail internet d’information indépendant “Observateur Continental”.

Premièrement, le Centre conjoint russo-turc chargé de veiller au cessez-le-feu a commencé son travail dans la région d’Agdam passée sous la juridiction de l’Azerbaïdjan. Deuxièmement, à Moscou s’est tenue la première réunion du groupe de travail trilatéral sur le Haut-Karabakh. Troisièmement, des exercices turco-azéris ont commencé en Turquie, près de la frontière arménienne.

Selon un communiqué du ministère russe de la Défense, “le Centre conjoint russo-turc  procédera au recueil, à l’analyse et à la vérification de l’information sur le respect du cessez-le-feu et sur les actions qui transgressent les accords conclus entre les parties”. Et ce, selon le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, “uniquement à distance”. 

Les vice-premiers ministres russe, azéri et arménien réunis à Moscou ont évoqué les principaux axes de travail pour la mise en œuvre de la déclaration conjointe des dirigeants des trois pays du 9 novembre et des décisions prises au sommet trilatéral de janvier à Moscou. Il est question du déblocage des communications économiques et de transport au Haut-Karabakh et dans tout le Caucase du Sud.

Ce thème a été également évoqué pendant la tournée du ministre iranien des Affaires étrangères, qui s’est récemment rendu en Azerbaïdjan, en Russie, en Géorgie, en Arménie et en Turquie. Tous les acteurs intérieurs et extérieurs accordent une grande importance aux aspects économiques de la normalisation de la situation, estimant à juste titre qu’il n’y aura pas de paix dans la région sans reprise économique.

Le 1er février, des exercices turco-azéris ont commencé dans la province turque de Kars, à la frontière arménienne, ils se poursuivront jusqu’au 12 février. Les exercices de Kars doivent être perçus comme une nouvelle manifestation du partenariat militaire turco-azéri.

Selon l’auteur de l’article, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont tous les deux besoin de la paix aujourd’hui. Bakou devra non seulement s’occuper du rétablissement de l’infrastructure économique et sociale sur les territoires repris, mais également persuader ses citoyens d’y revenir.

Pour l’instant, force est de constater que la Turquie et la Russie ont fait preuve de capacité de régler les problèmes géopolitiques par leurs propres moyens, sans la participation d’intéressés occidentaux.

 

Source: portail internet d’information indépendant “Observateur Continental

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