Turquie. Malgré les tensions, l’UE ne refuse rien à Ankara

Le chef de la diplomatie turque est à Bruxelles pour normaliser les relations avec l’Europe, rapporte L’Humanité vendredi 22 janvier.

Pierre Barbancey, journaliste et grand reporter au journal L’Humanité analyse les relations entre la Turquie et l’Europe.

Selon le journaliste, “le dossier des “réfugiés” ouvre toutes les portes”. La tension entre Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan s’est apaisée. Macron a même envoyé un “cher Tayyip” en turc dans “une lettre très positive” où il dit  “vouloir s’entretenir avec notre président”, a révélé le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu.

D’après Pierre Barbancey, le signal donné par le président français est clair: Bruxelles a besoin d’Ankara. 

Ce jeudi, Mevlüt Cavusoglu était à Bruxelles pour y rencontrer le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, et vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel, et le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg. La Turquie veut discuter du renouvellement du pacte migratoire conclu avec l’Union européenne. Barbancey note que la Turquie a une arme diplomatique redoutable puisque Ankara retient sur son sol près de 4 millions de réfugiés. De même, l’Otan ne saurait perdre ce membre.

Le journaliste estime que bien que le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, ait déclaré que “personne n’a l’intention de passer l’éponge”, c’est pourtant bien ce qui semble se passer. 

 

Source: L’Humanité

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