Reza Deghati: dans le conflit du Haut-Karabakh l’Azerbaïdjan est le grand perdant de l’information

Le webinaire intitulé “REZA, le témoin de notre temps. Les récits d’Azerbaïdjan” a eu lieu dimanche 17 janvier sur la page FB de l’Association Dialogue France-Azerbaïdjan

Reza Deghati, photojournaliste français dont les photographies montrent le chaos de la guerre, couvrait également les guerres au Haut-Karabakh. D’après Deghati, depuis 30 ans le peuple azerbaïdjanais a le sentiment qu’il est incompris, que les gens ne s’intéressent pas à lui et que ce peuple n’a pas trouvé les moyens de faire connaître sa réalité. “Il y a une réalité de Karabakh qui est dite par les arméniens et que les européens respectent et il y a une autre réalité sur le terrain, celle des azerbaïdjanais, il faut qu’elle soit dite aussi. L’Azerbaïdjan est le grand perdant de l’information de ce point de vue.”

Le photojournaliste a raconté que lors de la guerre au Haut-Karabakh, il avait appelé à des des journaux pour leur proposer ses photos, mais a été refusé. “Ils ont dit qu’ils avaient déjà des journalistes sur le terrain, bien que ces journalistes ne couvraient que le côté arménien.”

Reza Deghati qui a été à Agdam dans les années 90, en revenant à cette ville après 30 ans, n’a pas retrouvé la même ville:

“Les arméniens détruisaient systématiquement, pendant 30 ans, tous les bâtiments, toutes les traces historiques de la présence des azerbaïdjanais. La première chose qu’ils ont faite, c’est qu’ils ont pillé tout ce qu’ils ont trouvé dans les maisons et une grande partie du butin était vendue à l’Iran, une autre à l’Arménie. Après avoir vidé les maisons, ils ont commencé à enlever les poutres de charpentes de ces maisons. Ils ont désossé toutes ces maisons en enlevant les portes, en retirant les fenêtres, les portes et ils vendaient tout cela.

Dans la ville comme Choucha tous les quartiers où, à l’époque, vivaient les azerbaïdjanais, sont totalement en ruines. Les arméniens ont également détruit le centre culturel de Choucha”.

Selon Reza Deghati, “la meilleure recette de paix c’est que les deux pays se respectent mutuellement et acceptent ce qu’ils ont signé”.

 

Source: page FB de l’Association Dialogue France-Azerbaïdjan

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