Quelles traces reste-t-il de l’Azerbaïdjan à Cognac?

Philippe Ménard, journaliste à Sud-Ouest Cognac, aborde la question des liens entre Cognac et Tovuz dans l’article publié mercredi 2 décembre.

La ville de Cognac est jumelée avec Tovuz. La ville de Tovuz a financé la rénovation de l’Orangerie, dans le jardin public, pour 150 000 €. La convention prévoyait que les Azerbaïdjanais utilisent à l’occasion les lieux pour des expositions. Reviendront-ils un jour ?, demande le journaliste. “Les relations ont changé avec le départ de l’ambassadeur, Elchin Amibayov, et d’Elmar Mamadov”, constate l’ancien maire de Cognac, Michel Gourinchas. À Tovuz aussi, le nouveau maire a rompu le contact.

En 2017, un industriel de Tovuz, Naig Mammadhasanov, ouvrait une boutique dédiée aux produits de son pays. “Un commerçant qui n’est pas dans son commerce et ne parle pas bien français, ça ne peut pas bien marcher”, commente l’ancien maire.

Le nouveau maire, Morgan Berger, n’a guère envie de remettre à flot liens entre Cognac et Tovuz, “compte tenu de la situation internationale”.

Il reste un signe tangible de cette amitié, la statue de Mahsati Ganjavi (1113-1206), grande poétesse de langue persane, ainsi que l’hôtel Chais Monnet pour lequel l’ambassade d’Azerbaïdjan a trouvé l’investisseur. 

 

Source: Sud-Ouest 

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