Haut-Karabakh: malgré la rétrocession du district de Latchine, des habitants ont choisi de rester

L’Azerbaïdjan a repris le contrôle de l’ensemble des districts qui avaient été conquis par l’Arménie dans les années 1990 et qui formaient une sorte de zone tampon autour du Haut-Karabakh. Erevan a rétrocédé, mardi 1er décembre, le district de Latchine. Désormais le seul lien entre la république autoproclamée et l’Arménie, est la route du corridor de Latchine, une bande de 5 km de large, dont la sécurité est assurée par les soldats russes, a fait savoir RFI mercredi 3 décembre.

Les envoyés spéciaux de RFI, Anastasia Becchio et Julien Boileau, se sont rendus à Latchine. 

Selon les journalistes, il y a trois localités situées dans la zone de 5 km, de part et d’autre de la route de Latchine, dont les habitants ne savent pas s’ils doivent partir ou rester.

“On nous a coupé l’électricité et je pense que cela a été fait exprès, pour nous pousser à partir d’ici. Les officiels ont tout fait pour que les gens soient évacués, mais lorsque j’avais des discussions personnelles avec eux, ils me disaient que notre village resterait sous notre contrôle”, témoigne un des habitants d’Aghavno.

Les journalistes ont rencontré le responsable du village, Andranik Tchavouchian, dont la maison, à l’orée du village, est restée intacte. Il affirme qu’il va continuer à vivre dans ce village.

Un autre habitant du village, Armen Barsagian, participe aux rondes nocturnes organisées pour défendre le village de toute intrusion: “Les Azéris sont à deux kilomètres de là, c’est pourquoi on est sur nos gardes. On ne peut pas compter uniquement sur la présence de la force de maintien de la paix. Toutes les nuits, on organise des rondes, les armes à la main”.

A quelques centaines de mètres, au bord de la route, les militaires russes ont installé un poste de contrôle pour surveiller les allées et venues. Ces soldats de la force de maintien de la paix sont présents sur une demi-douzaine de points, le long des 60 km séparant la frontière arménienne de Stepanakert.

 

Source: RFI 

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