Cessez-le-feu précaire dans le Haut-Karabakh

Les Russes sont loin de s’être interposés sur toute la ligne de contact entre Arméniens et Azerbaïdjanais. Alors que le dialogue politique n’est pas encore enclenché, le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) tente d’établir un pont entre les deux parties, rapporte Le Temps dimanche 20 décembre.

Le journaliste Emmanuel Grynszpan s’est rendu à Suqovushan. Il y a rencontré un commandant du poste avancé azerbaïdjanais qui a déclaré qu’il n’y avait pas de Russe à Suqovushan. “Aucun civil n’est encore venu ici. Personne ne traverse la ligne”, a-t-il dit. Le commandant a également rappelé que les bords de la route étaient minés. 

Le journaliste rapporte que “Suqovushan est l’un des points de contacts où les deux armées ennemies se font directement face, à quelques dizaines de mètres, sans interposition des forces de maintien de la paix russes”.

Selon le journaliste, “le cessez-le-feu semble se pérenniser entre Azerbaïdjan et Arménie malgré la profonde animosité entre les deux camps. La cuisante défaite des Arméniens après six semaines de combat a changé la réalité sur le terrain. L’Azerbaïdjan a récupéré 15% de son territoire”.

Emmanuel Grynszpan a fait savoir que “les premiers gestes de réconciliation entre Arménie et Azerbaïdjan ont été effectués lundi 14 décembre. Après six semaines de tractations sous la houlette du Ministère de la défense russe, des prisonniers de guerre ont été échangés selon la formule “tous contre tous”.

Ariane Bauer, cheffe de délégation du CICR en Azerbaïdjan indique que l’une des priorités du CICR consistait à visiter les prisonniers de guerre et à soutenir les autorités dans le processus de collecte de dépouilles et que la présence du CICR a un effet rassurant pour les civils comme pour les militaires.

D’après Grynszpan, au niveau gouvernemental, le dialogue n’est pas rétabli. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a échoué vendredi à réunir les ministres des Affaires étrangères azerbaïdjanais et arménien autour d’une même table.

A la fin de l’article, l’auteur rapporte que le 17 décembre, le Ministère de la défense turc déployait 136 militaires chargés de déminer le Karabakh.

 

Source: Le Temps (site d’information suisse)

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