Cessez-le-feu au Haut-Karabakh : le Premier ministre arménien sous pression

L’opposition arménienne tentait de mobiliser mercredi 11 novembre contre le Premier ministre Nikol Pachinian, l’accusant d’avoir trahi son pays en signant l’arrêt des hostilités au Karabakh et en acceptant la rétrocession de vastes territoires à l’ennemi azerbaïdjanais. Bruno Daroux, chroniqueur international France 24, explique la situation:

“Le premier ministre arménien est très critiqué par les arméniens qui sont extrêmement en colère parce qu’ils estiment que cette défaite a été cachée tout au long des 40 jours du conflit par des communiqués qui étaient assez positifs et optimistes. On lui reproche de prendre la décision d’accepter le cessez-le-feu. Il est menacé politiquement et, évidemment, la question qui se pose c’est son avenir politique. Lui, qui était acclamé de manière enthousiaste il y a deux ans, et représentait la nouvelle figure d’Arménie post-soviétique en quelque sorte, même si c’était longtemps après l’URSS, il a voulu tourner l’Arménie vers le monde occidental. Visiblement, cela n’a pas plu à Vladimir Poutine. Sa chute très probable ne va pas faire pleurer Vladimir Poutine et puis, surtout, la question pour l’Arménie, c’est qui et quoi peut le remplacer, peut-être, de différents clans proches de Moscou vont chercher à reprendre le pouvoir.

Le président azerbaïdjanais a réussi son offensive puisque l’Azerbaïdjan a récupéré ses territoires. Mais c’est la Russie qui a lancé le coup de sifflet final et qui s’est renforcée comme le grand médiateur dans la région. Et puis, un autre pays gagnant, c’est la Turquie. Elle va pouvoir retrouver une liaison terrestre directe en passant par le Sud d’Arménie directement vers Bakou. Donc, le président Erdogan renforce aussi les positions dans cette région”.

Cessez-le-feu au Haut-Karabakh : le Premier ministre arménien sous pression

Source: Chaîne Youtube de France 24

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