Pourquoi le président de la France soutient l’Arménie dans le conflit du Haut-Karabakh: la vengeance de Macron pour le refus de signer un contrat militaire

Les relations entre Aliyev et Macron se sont détériorées il y a deux ans, lorsque le président français a annulé sa visite à Bakou à la dernière minute, ce qu’Aliyev a considéré comme une insulte personnelle.
L’ancien président français Sarkozy est devenu un médiateur dans la normalisation de la situation, la préservation et le renforcement des entreprises françaises d’armement en Azerbaïdjan. En raison des échecs de la diplomatie défense-économique dans le golfe Persique, les entreprises de défense françaises ont reporté leurs espoirs sur le Caucase.

Le sujet principal des entretiens de Sarkozy à Bakou était: un nouveau contrat pour le groupe naval français, qui tente de vendre trois patrouilleurs Gowind depuis trois ans. Les Français prévoyaient de remporter plusieurs appels d’offres en Azerbaïdjan, dont un système de signalisation du trafic souterrain, un système de contrôle du trafic aérien, et surtout, la vente de satellites militaires par sa filiale Thales Alenia Space (TAS).
Tout reposait sur la position personnelle du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, qui attendait des excuses d’Emmanuel Macron avant d’ouvrir la porte du marché d’armes des entreprises françaises en Azerbaïdjan. Le même Sarkozy a été clairement informé à Bakou en février qu’il n’y aurait pas de coopération sans cela.

Source: Institut du Proche-Orient (le think tank russe spécialisé dans une étude approfondie du Proche et Moyen-Orient moderne)

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