La Turquie cherche à entraîner l’OTAN dans la guerre azerbaïdjanaise et arménienne

Lors des premiers affrontements entre Arméniens et Azerbaïdjanais en juillet de l’année dernière, Ankara a exprimé sa volonté de défendre l’Azerbaïdjan.

Flag of Turkey
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Après l’aggravation du conflit au Haut-Karabakh, la Turquie a ouvertement déclaré qu’elle était prête à soutenir l’Azerbaïdjan sous tous ses aspects, ce qui a conduit à une crise diplomatique avec la France.

Le président français Emmanuel Macron a rapidement réagi aux combats dans la région du Caucase. La raison en est probablement la détérioration des relations entre la France et la Turquie, qui entend imposer son influence sur la Libye et la Méditerranée orientale.
En Méditerranée orientale, la Turquie a contesté les revendications maritimes. Selon certaines informations, Ankara a envoyé un navire de recherche pour mener des recherches dans les eaux grecques.

La France, à son tour, a envoyé deux chasseurs Rafale et un navire de guerre dans la région, et a signé un contrat pour la fourniture d’armes à la Grèce. Lorsque les derniers affrontements ont éclaté au Karabakh, Paris a appelé à la fin des hostilités. Mais le 30 septembre, la question s’est rapidement transformée en un nouveau différend avec Ankara, l’Arménie affirmant qu’un avion F-16 turc avait abattu un avion Sukhoï Su-25. Ankara, bien sûr, a nié ce fait. La Turquie estime que l’Arménie doit se retirer des terres sous son occupation, au lieu de recourir à des stratagèmes de propagande bon marché, tandis que la France se dit très préoccupée par les messages militaires de la Turquie, qui, à son avis, inciteront les Azerbaïdjanais à s’emparer du Haut-Karabakh. Ankara prétend qu’il est nécessaire d’aider Bakou à la table des négociations pour qu’il puisse regagner les territoires occupés. Le résultat final le plus probable est un règlement, peut être par la médiation des parties neutres, comme l’Union Européenne et même la Russie elle-même.

Auteur de l’article: Hoda Al-Husseini, journaliste et analyste politique libanais
Source: Asharg Al-awsat (journal international arabe)

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